63- L'ESTUAIRE DE LA GIRONDE

On en arrive tout naturellement à l'Estuaire de la Gironde, à s'arrêtant à Issan

La Garonne et l’estuaire de la Gironde marquent profondément les paysages à travers les marais, les berges et les petits ports, autant d’espaces de découverte de la faune et la flore, des îles et des carrelets.

A noter que le nom « Médoc » provient de l’expression latine « in medio aquae » signifiant « au milieu de l’eau ».

Ni maritime, ni véritablement fluviale, ni strictement terrestre, les rives de la Gironde ont une identité unique.

N’hésitez pas à quitter la D2 pour vous « perdre » au milieu des vignes ou pour rejoindre les petits ports d’Issan, de Saint Vivien ou de Macau.

Les marais, d’Arcins, de Labarde ou de Soussans, en partie classés natura 2000 ont une richesse faunistique et floristique exceptionnel. Visitez-les à pied ou à vélo, des guides sont à votre disposition (mairies).

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à Macau ou à Saint Vivien

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L'ESTUAIRE DE LA GIRONDE, LE PLUS GRAND D'EUROPE

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D’une superficie de 600 km², l’estuaire de la Gironde est le plus grand d’Europe occidentale et le mieux protégé.

Né de la confluence des fleuves Garonne et Dordogne, qui se rejoignent au Bec d'Ambès, cet estuaire aux allures de Mississipi s’étire entre îles et marais tout en longeant les prestigieuses propriétés viticoles du Médoc.

 

L'Estuaire de la Gironde, côté nature

Constamment animé par les marées atlantiques, l’estuaire est un monde en soi ; dans les marais et prairies humides qui le bordent vit une faune exceptionnelle : cigognes, spatules, busards et hérons cendrés, loutres, visons…

On peut apercevoir, le long des berges, les «mattes» ou polders qui ont été gagnés sur l’estuaire au 17ème siècle lors de grands travaux d’assèchement réalisés par des maîtres ouvriers hollandais. Parallèlement à l’élevage extensif, deux activités se sont développées au cœur des «mattes» : les fermes aquacoles et la production de jonc, indispensable à la viticulture.

Le marais n'est pas, ou n'est plus un marécage ! A la différence de ceux ci, le marais est issu de l'aménagement fait par l'homme. Certaines zones marécageuses, comme celle du port de Saint Vivien de Médoc, ont ainsi été transformées sous la main de l'homme, en palus, puis en polder protégés par des digues, en terres asséchées, ou en marais ! La création d'un marais se fait souvent dans le but de développer une activité de production, qu'il s'agisse de sel ( marais salants ), d'huîtres (marais ostréicoles ) ou de crustacés, comme c'est le cas à la Ferme Eau-Médoc.

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Le Mascaret

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Lors des grandes marées d’équinoxe, une longue vague, le Mascaret , remonte l’estuaire à près de 30 km/h à l’intérieur des terres. Spectacle insolite, cette déferlante profite aux surfeurs téméraires ainsi qu’aux spectateurs massés devant les petits ports de Vayres et de Saint-Pardon, sur la Dordogne.

Choisir les périodes d'étiage, c'est-à-dire de faible niveau d'eau soit d'avril à novembre avec un optimum en août-septembre.

 

L'Estuaire de la Gironde côté patrimoine

Le Fort Médoc, exemple d’architecture militaire remarquable imaginé par Vauban et construit en bord d’estuaire, forme un triptyque défensif avec le Fort Pâté et la Citadelle de Blaye, Verrou de l’Estuaire afin de protéger Bordeaux des invasions maritimes et classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Prendre le temps de découvrir la très intéressante visite virtuelle du "verrou de l'Estuaire".

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L'Estuaire de la Gironde et la pêche

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Une importante activité de pêche, concernant majoritairement les poissons migrateurs, rythme encore la vie de l’estuaire.

Aloses, lamproies, esturgeons, anguilles, pibales et crevettes blanches se retrouvent au menu des restaurants, bistrots et guinguettes ainsi que sur les étals des marchés, à côté d’autres productions locales telles que l’artichaut de Macau.

La Gironde est le seul estuaire au monde que les esturgeons d’Europe remontent pour se reproduire.

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L'Estuaire de la Gironde et les "bacs"

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Les liaisons entre les deux rives de l’Estuaire sont assurées par trois bacs plusieurs fois par jour et toute l’année, .

Ces traversées sont :

  • tout au nord, un bac relie le port de Royan à Port-Bloc, au Verdon-sur-Mer (véhicules et passagers)
  • tout au sud, un autre bac relie Lamarque à Blaye (véhicules et passagers)
  • entre les deux, un bateau-passeur permet de relier Pauillac à Port-Vitrezay (Saint-Sorlin-de-Conac) (passagers uniquement)

Horaires et tarifs pour les 2 premiers, cliquer sur ce lien.

Depuis 1934, le port de Lamarque assure la liaison avec Blaye sur la rive droite grâce à un service régulier de bacs. Sa poissonnerie, son restaurant et sa halte nautique attirent de nombreux clients, sa promenade au bord de l'estuaire, de nombreux amoureux de la nature.

L'estuaire de la Gironde et ses ports, du Port de Lamarque

L'estuaire est un important axe de navigation et de transport de marchandises avec le passage de cargos, de porte-conteneurs, de bateaux de pêche et de tourisme.

Il existe une quarantaine de ports sur tout l'estuaire  : des ports industriels, des ports de plaisance et des ports de pêche naturels. Ces derniers sont le plus souvent en retrait dans les terres pour être à l'abri des courants. Ils prennent place dans les anciens marais de la Gironde.

Le port de Pauillac est le premier port de l'estuaire. Port-Médoc au Verdon-sur-Mer est un port de plaisance moderne qui se veut le premier « port vert » de l'Atlantique. Le port de Lamarque sur la rive gauche est un port d'embarquement et de débarquement du bac assurant la liaison avec le port de Blaye sur la rive droite.

Sur les deux rives de l'estuaire existent aussi bon nombre de petits ports, appelés « esteys » ou « estiers », suivant que l'on se trouve sur la rive gauche ou la rive droite. Il s'agit plutôt de haltes nautiques. Certains ont pourtant joué un rôle important dans le transport du vin, du bois ou des céréales. Ils constituent aujourd'hui un patrimoine typique de l'estuaire.

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en passant par les anciens quais de Pauillac ou le tout récent Port-Médoc

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Le phare de Cordouan

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Veillant sur l’estuaire de la Gironde depuis le XVIe siècle, Cordouan est le plus ancien phare de France et d’Europe et sans doute l'un des phares les plus connus de France.

Il est situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan et toujours en activité.

Appelé parfois le "Versailles de la mer", le "phare des rois" ou encore le "roi des phares", il est le premier phare classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

Pour visionner le phare en 3D, cliquer sur ce lien.

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Date de dernière mise à jour : 18/01/2016